01 octobre 2006
Apya vole de ses propres ailes
Apya a décidé de nous quitter ... Enfin presque ! La petite Apya n'aime pas être sous mes ordres sur ce blog, elle affirme que je ne lui laisse pas écrire assez d'articles, elle exagère ! Donc elle s'est mis en tête qu'elle pouvait faire un blog aussi mais il n'a pas l'air très interessant, je sais d'avance qu'elle va le laisser tomber : voici l'adresse : http://ukrock.canalblog.com
C'est pas du tout la fin de mon blog, puisqu'elle m'a promis qu'elle continuerait à s'investir ici en copiant mes articles etc. ... Rien n'a changé pour autant, le blog continue de tourner, peut être qu'il n'y a pas de mise à jour tous les jours, là c'est normal car Apya va au lycée c'est sa dernière année et elle doit beaucoup travailler ! Bien sûr moi je ne peux aller sur l'ordinateur malheureusement je dois attendre qu'elle vienne et qu'elle me donne un peu de son temps.
NE soyez pas trop odieux avec son blog, c'est tout nouveau pour elle donc patientons, vous verrez elle laissera tomber son blog je vous le garantis.
Premier forum français sur Thirteen Senses
Votre attention !
Apya la forumaster, a mis en ligne son 6ème forum et celui ci est dédié au groupe anglais inconnu en France The Thirteen Senses !! LE forum est encore en construction mais je sens qu'il va être génial ! Si vous ne connaissez pas ce groupe sensationnel et bien allez sur leur site officiel, ils ont mis un mp3 à télécharger Contact le premier single de leur prochain album ! Vous allez adorer !! http://thirteensenses.co.uk
Pour ce qui est du forum d'Apya allez y si ce groupe vous tient à coeur :
http://thirteen-senses.zikforum.com
Blood arm nouvel album _-_ Lie lover lie
Le premier album de The blood arm sort le 6 novembre 2006 dans las bac ! Vous pourrez les voir en concert le 10/11/06 avec The Automatic à la boule noire. L'album coûtera dans les 11€ à la Fnac ! Que dire de plus ? Le premier single de l'album est Suspicious Character qui est vraiment génial !

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Et ça c'est la jaquette du premier single de ce nouvel album génial !! Vous noterez que la femme en sang est sur le logo du blog d'Apya car c'est ce qui correspond le mieux à l'état de ses oreilles quand elle écoute un peu trop de rock !!
Vous pouvez regarder le clip sur le site officiel de the Blood Arm : http://thebloodarm.com
Ce single est déjà sortit mais cela m'étonnerait beaucoup que vous le trouviez ici en France ...
02 octobre 2006
Deep insight - new single - new day
Imogen Heap _-_ Daylight Rubbery

Don't mind me,
Just cruising by,
by the girl with the balloon,
Good it looks like we're the only ones around,
Caught on CCTV,
Heading towards the city lights,
winking diamonds at me,
arms stretched out now,
Ha-oooooooooo, it gets me everytime
Sexy baby,
Happiness and silhouettes,
revolving in the deep water,
indigo its high tide,
night sky,
Pleasure moment,
thinking big
thinking positive
and itching to get on with it,
its all stops out
excess is the new moderation
get all dressed up to the power of ten
raise glasses on repeat,
again, again, again, again, again, again
ha-ooooo it gets me everytime
oh, wade in the sonic joy,
Pleasure in the wave and synchronise,
sway in the sonic joy,
ha-oooooo it gets me everytime
everytime, it gets me right here
05 octobre 2006
Deep insight comes back

Alors voila, Deep Insight sortira son prochain album One Minute Too Late bientôt on ne sait pas encore la date exacte pour le moment, en tout le premier single de l'album est déjà sortit il s'appelle New Day et il est introuvable en France donc vous fatiguez pas pour le moment ça serre à rien d'aller l'acheter vous ne le trouverez pas.
Comme consolation vous pouvez regarder la vidéos du single sur le blog en cliquant sur ce lien
http://fanatikmania.canalblog.com/archives/2006/10/02/2812524.html
Je pense quils fairont une tournée et peut ête j'écris bien PEUT ETRE quils passeront par la France style Paris ...
07 octobre 2006
Programme Auditorium du Grand Palais
Auditorium
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.
LES FILMS D’ANIMATION
Pour les petits et les grands, une sélection des meilleurs films d’animation produits dans le monde (V.F.).
ETATS-UNIS : WALT DISNEY
Blanche-Neige et les sept nains
Réalisation : David Hand (1937). Production : Walt Disney Pictures. Durée : 1h23
La princesse Blanche-Neige est trop belle : sa belle-mère décide de la faire tuer. Mais le garde chargé de cette lourde tâche n’a pas le coeur de faire mourir la princesse et l’abandonne dans la forêt. Perdue, épuisée, Blanche-Neige arrive finalement dans une étrange maison avec de curieux habitants : sept nains. Le film est le premier long métrage de Walt Disney.
Le samedi à 16h40
Pinocchio
Réalisation : Hamilton Luske et Ben Sharpsteen (1940). Production : Walt Disney Pictures. Durée : 1h28
Au moment où il sculpte dans le bois un pantin, le menuisier Gepetto ne sait pas encore que sa marionnette va prendre vie par la magie de la fée bleue. Voilà donc Pinocchio devenu vivant, et allant à l’école au théâtre de marionnettes. Un récit initiatique plein d’humour.
Le vendredi à 16h30
Fantasia
Réalisation : Norman Ferguson (1940). Production : Walt Disney Pictures. Durée : 1h57
Fantasia regroupe huit dessins animés inspirés par de grandes partitions musicales : Casse-noisette de Tchaïkovski, avec des champignons chinois qui dansent, Le Sacre du printemps de Stravinsky joué par une troupe de dinosaures, L’Apprenti sorcier de Paul Dukas… Par sa poésie, par sa beauté et son audace, Fantasia est considéré comme l’un des chefs-d’oeuvre de Walt Disney.
Le dimanche à 16h
FRANCE : PAUL GRIMAULT
Le Roi et l’Oiseau
Réalisation : Paul Grimault (1979). c-du-cinéma. Durée : 1h27
Une bergère et un ramoneur sont amoureux l’un de l’autre. Mais le tyran du royaume de Takicardie veut épouser la bergère. Aidés par un oiseau malin, les amoureux s’enfuient pour échapper au tyran, poursuivis par son étrange police. Adapté d’un conte d’Andersen, ce dessin animé signant la collaboration entre Paul Grimault et Jacques Prévert a obtenu le prix Louis-Delluc en 1979.
Le mercredi à 15h30
RUSSIE : YURI NORSTEIN
Le Héron et la Cigogne (1974)
Le Hérisson dans le brouillard (1975)
Le Conte des contes (1978)
Réalisation : Yuri Norstein. AK Vidéo / IDE. Durée : 50 mn
Un héron et une cigogne cherchent sans y parvenir à s’aimer; un hérisson, pour rejoindre son ami l’ourson, traverse un paysage plein d’apparitions inquiétantes; enfin le merveilleux Conte des contes, primé meilleur film d’animation de tous les temps… : trois courts métrages illsutrent l’art du plus grand réalisateur russe de films d’animation.
Le mercredi à 17h, le samedi à 14h30
REPUBLIQUE TCHEQUE : JIRI TRNKA
Le Rossignol et l’Empereur de Chine
Réalisation : Jirí Trnka (1948). Krátky Film Praha. Durée : 1h15 mn
Un petit garçon rêve qu’un empereur de Chine échappe à la mort grâce au chant d’un rossignol. Ce film inspiré d’un conte d’Andersen a été réalisé par celui qu’on a appelé “le Walt Disney des pays de l’Est”.
Le jeudi à 16h30
JAPON : TAIJI YABUSHITA
Le Serpent blanc
Réalisation : Taiji Yabushita (1958). Wildside. Durée : 1h18
Sur un marché chinois, un enfant achète un serpent blanc. Mais ses parents refusent de garder l’animal et l’enfant doit se séparer du serpent. Chacun grandit de son côté, mais l’enfant et le serpent vont se retrouver dans d’étranges circonstances.
Le dimanche à 13h30
CANADA : NORMAN MC LAREN
A little Phantasy of a 19th century painting (1946)
A Phantasy (1952)
Voisins (1952)
Le Merle (1958)
Réalisation : Norman Mc Laren. National Film Board of Canada. Durée : 25 mn
De ses premiers essais effectués en Écosse en 1933 jusqu’à son ultime film réalisé à l’ONF en 1983, McLaren a construit une oeuvre singulière sous le signe de l’invention et de l’humanisme. Maître du cinéma expérimental canadien, influencé par le surréalisme, passionné de danse et de musique, il fut notamment admiré par Picasso, Cocteau, Truffaut …
Le jeudi à 16h
SEANCE EXCEPTIONNELLE : mercredi 25 octobre à 17h30
Séance exceptionnelle suivie d’une conférence avec les réalisateurs.
Accès gratuit sur présentation d’une contremarque à retirer au comptoir d’accueil à partir du 18 octobre.
Bonsoir Monsieur Chu
Réalisation : Stéphanie Lansaque et François Leroy, 2005. Production : Je suis bien content. Durée : 14 mn
Dans tout le Vietnam, on s’apprête à célébrer Trung Nguyen, la Fête des âmes errantes. Un petit garçon et son oiseau, un conducteur de cyclopousse et sa carpe promènent une dernière fois les animaux qu’ils relâcheront à la nuit. Un film en forme de documentaire réalisé au Vietnam.
L’Inventaire fantôme
Réalisation : Franck Dion, 2004. Production : Les armateurs. Durée : 10 mn
L’huissier Soms fait une étrange visite chez un vieil homme qui collectionne les souvenirs dont plus personne ne veut. Le film a obtenu le prix du jury Canal J au festival d’Annecy 2004.
La Révolution des crabes
Réalisation : Arthur de Pins, 2004. Production : Metronomic. Durée : 5 mn
Pourquoi les crabes de l’estuaire de la Gironde sont-ils condamnés à marcher sans pouvoir jamais changer de direction? Ce film, qui répond à la question, a obtenu un très grand nombre de distinctions dont le prix spécial du jury aux Rencontres internationales du cinéma d’animation.
La Sacoche perdue
Réalisation : Catherine Buffat et Jean-Luc Greco, 2006. Production : Les films à carreaux. Durée : 13 mn
Un marchand rentrant d’une foire où il a fait de bonnes affaires oublie sa sacoche pleine d’or dans une église où il s’est arrêté pour prier. Inspiré d’une histoire médiévale, ce film à l’ambiance envoûtante est aussi un conte moral.
LA FICTION
Blanche-Neige et les sept nains
Réalisation : J. Searle Dawley. États-Unis, muet (1916). Durée : 1h05
Walt Disney vit le film de J. Searle Dawley à 15 ans et ne l’oublia jamais. Quelque vingt ans plus tard, en 1937, il réalise sa propre version du célèbre conte.
Le samedi à 15h30
LES DOCUMENTAIRES
Il était une fois… Walt Disney
Réalisation : Samuel Doux, France (2006). Coproduction : Réunion des musées nationaux / The Walt Disney Company (France). Durée : 52 mn
Sous la forme d’une enquête, ce documentaire analyse les sources iconographiques des premières créations de Walt Disney.
Le lundi à 13h40, le jeudi à 12h15 et à 15h, le dimanche à 15h
THEMA WALT DISNEY sur ARTE
Diffusion : 15 septembre 2006
Walt Disney. L’homme au-delà du mythe
Réalisation : Jean-Pierre Isbouts, Etats-Unis (2001). Production : Pantheon Studios, Unapix International, Antartic Vidéo. Durée : 80 mn
Un documentaire qui retrace les grandes étapes de la vie de Walt Disney à travers ses plus grandes réalisations.
Le samedi à 13h
Les Origines de Walt Disney
Premières sources, premiers pas
En 1928, Walt Disney réalise Steamboat Willie, le premier court métrage d’animation avec son synchronisé de l’Histoire, et donne vie à l’un des personnages les plus célèbres du siècle, Mickey. Avant cela et dans la tradition de l’illustration européenne du XIXe siècle et du début du XXe, Disney et ses collaborateurs ont inventé des personnages composés à partir d’animaux anthropomorphisés, tel Oswald « le lapin heureux ». Dans la série des Alice Comedies (1923), on reconnaît déjà de petites souris dont certaines semblent bien être des ancêtres directs de Mickey. Ce dernier, imaginé par Disney et mis en forme par Ub Iwerks (1901-1971), est bientôt accompagné par Minnie, Donald, Dingo, puis beaucoup d’autres. La même année que Steamboat Willie, Mickey apparaît à nouveau dans les films Gallopin’ Gaucho, puis Plane Crazy. En 1935, La Fanfare (The Band Concert) le met en scène pour la première fois en Technicolor.
Walt Disney et les dessinateurs pionniers des studios Disney
Walt Disney a la curiosité et la passion de l’autodidacte. Salué par les milieux culturels pour ses innovations jusqu’à la fin des années trente, il devient ensuite à leurs yeux le parangon de la mièvrerie et du conformisme, plus encore lorsqu’il affiche des opinions résolument anti-communistes puis maccarthystes.
Le talent principal de Walt Disney, qui renonce dès le milieu des années vingt à dessiner, repose sur une intuition artistique infaillible, tant dans le choix et le rôle de ses collaborateurs que dans celui des sources littéraires ou artistiques nécessaires à l’élaboration de ses films. Il recrute ainsi quelques-uns des meilleurs illustrateurs européens émigrés en Amérique. Formés dans les académies d’art de leurs pays respectifs, ces pionniers ont savamment instillé leur culture dans les premiers films des studios, notamment Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), Pinocchio (1940) et Fantasia (1940). Aux côtés de Walt Disney, chef d’orchestre magistral qui sollicite ces influences étrangères mais les « américanise » parfois avec désinvolture, ils contribuent à créer une esthétique nouvelle, nourrie pour une grande part de l’art du vieux continent.
Le génie de ces grands artistes des studios Disney ne doit pas non plus faire oublier les centaines d’anonymes, scénaristes, animateurs, décorateurs, maquettistes, intervallistes, gouacheurs, qui ont permis l’accomplissement de la magie.
Sources cinématographiques et littéraires de Walt Disney
Sources cinématographiques
Walt Disney s’est plusieurs fois dit émerveillé par la projection en 1916 du Blanche-Neige de J. Searle Dawley, avec Marguerite Clark, lors d’une séance publique offerte aux enfants de Kansas City. Lorsqu’il fonde la compagnie Laugh-O-Gram Films en 1922, il possède quelques rudiments en animation, puisés dans l’ouvrage Animated Cartoons (1925) de l’Américain E.G. Lutz, et dans ceux d’Eadweard Muybridge, célèbre photographe de la fin du XIXe siècle, spécialiste de la locomotion humaine et animale. Il a également eu en main les praxinoscopes du Français Emile Reynaud. Enfin, il connaît les films d’un autre Français, Emile Cohl, et aussi ceux du pionnier américain Winsor McCay.
Le dessin d’animation ne constitue pas le seul horizon de Walt Disney et de ses dessinateurs. Tous fréquentent assidûment la salle de projection spécialement louée pour les studios. Pour Walt, que Hollywood ignore à ses débuts, le monde du cinéma représente en effet un modèle d’émancipation artistique et une source inépuisable d’inspiration. Dès les années trente, les courts métrages des studios Disney sont ainsi inspirés de l’actualité cinématographique, souvent de façon littérale. Le cinéma expressionniste allemand marque de façon plus durable et plus profonde encore les premiers longs métrages de Disney, pour qui le monde germanique peut cohabiter sans complexe avec le cinéma hollywoodien, jusque dans son esthétique d’opérette.
Sources littéraires et livres illustrés
Les grands classiques de la littérature européenne ont fourni les sujets de nombreux films de Walt Disney, depuis les Fables d’Esope pour les premiers courts métrages jusqu’au Livre de la Jungle de Rudyard Kipling (1895) pour le film éponyme de 1967, en passant par Les Aventures de Pinocchio de Carlo Collodi (1878-1883) ou les Contes de Charles Perrault (1697) pour La Belle au Bois Dormant et Cendrillon.
D’abord intéressé par les contes et les fables, Disney y puise des morales simples, un caractère primitif et universel qui correspond à ses aspirations profondes. Si l’adaptation des textes est relativement fidèle pour les courts métrages de la série des Silly Symphonies, l’exercice est conduit en revanche avec beaucoup plus de liberté pour les longs métrages. Disney et son département de scénaristes, presque tous dessinateurs de formation, n’hésitent pas à modifier radicalement les récits dont ils s’inspirent, en mettant en avant des personnages de second plan ou en inventant des épisodes. Disney fait même établir en 1943 une liste de tous les chefs-d’œuvre de la littérature mondiale auxquels il espère un jour pouvoir se mesurer, de La Bible aux Contes des Mille et Une Nuits.
En 1935, accompagné de sa famille, Walt Disney séjourne plusieurs semaines en Europe. Alors que le but initial de son voyage est de recevoir une médaille honorifique de la Société des Nations, il en profite pour acquérir et envoyer en Californie un très grand nombre de livres illustrés, afin de constituer une réserve d’images destinée à inspirer la production des studios. Ce trésor documentaire de plus de trois cents ouvrages français, anglais, allemands et italiens, est toujours en partie conservé dans l’un des départements de The Walt Disney Company, non loin de Los Angeles. Les livres présentés dans l’exposition proviennent pour la plupart de cette bibliothèque, dont l’accès était ouvert aux dessinateurs des studios qui les empruntaient pour y trouver des modèles. Les éditions du XIXe siècle et du début du XXe dominent largement la sélection, avec les contes européens des frères Grimm ou de Perrault. Parmi les illustrateurs, Grandville figure en bonne place, dans des éditions originales, mais aussi Gustave Doré et les artistes allemands comme Ludwig Richter (1803-1884), Moritz von Schwind (1804-1871) ou encore Heinrich Kley (1863-1945), dont Walt Disney acquiert plusieurs centaines de dessins dans les années trente. Les Anglais sont également représentés autour de Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll (1865) ou Peter et Wendy de James Matthew Barrie (1911), illustrés par Arthur Rackham ou John Tenniel.
Dali et Disney l'aventure de Destino
Dalí et Disney : l’aventure de Destino

Destino. Pyramide se réfléchissant
dans un bassin
Salvador Dalí
1946
Aquarelle; 29,7 x 37 cm
Walt Disney Feature Animation and the
Animation Research Library,
Burbank, Californie
© Disney 2006
© ADAGP, Paris 2006
Bien qu’il soit difficile d’imaginer deux artistes plus éloignés, Salvador Dalí et Walt Disney se vouaient une admiration réciproque. On ne sait lequel des deux fit le premier pas : sans doute Disney profita-t-il de la présence de Dalí à Hollywood en 1945, le peintre travaillant alors sur le film d’Alfred Hitchcock, La Maison du Dr Edwards.
Dalí ne cachait pas son intérêt pour Disney : dans une lettre à André Breton de 1937, il qualifie Walt Disney, Cecil B. de Mille et les Marx Brothers de seuls surréalistes américains. De son côté, Disney tenait particulièrement à la participation des artistes contemporains à ses films, même si bien souvent de tels rapports furent difficiles, comme cela avait été le cas avec Oskar Fischinger (1900-1967). Lorsque la presse américaine apprit l’existence du projet, elle se gaussa de la rencontre improbable entre l’univers du « Maître des montres molles » et celui du « Maître de Mickey Mouse ».
Le film, intitulé Destino, du nom de la ballade du Mexicain Armando Dominguez qui devait l’accompagner, ne vit pas le jour du vivant des deux hommes. Dalí travailla de février à avril 1946 à sa conception dans les studios Disney, aux côtés de l’animateur John Hench. A l’origine, le film devait mêler vues réelles et animations, sur le thème d’un amour contrarié entre une ballerine et un joueur de base ball.
Une centaine de dessins et de peintures subsistent de cette aventure. Ce matériel a permis aux studios Disney de tirer en 2003 un film de six minutes, sous la direction de Roy Disney, neveu de Walt, et du français Dominique Monfery.

